Barack Obama : “la guerre en Irak est en train de se terminer”

28 août 2010 17:23 - Le buzz immobilier

On espère qu’il a raison. Et si c’est le cas, c’est une grande nouvelle. “Le président Barack Obama a affirmé samedi que la guerre était “en train de se terminer” en Irak, pays “souverain et indépendant”, à trois jours de la date fixée pour la fin de la mission de combat américaine dans ce pays.

“Mardi, après plus de sept ans, les États-Unis vont mettre un terme à leur mission de combat en Irak, et franchir une étape importante dans l’arrêt responsable de la guerre”, a déclaré M. Obama dans son allocution hebdomadaire radiodiffusée.”

“Barack Obama : “la guerre en Irak est en train de se terminer”

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3 commentaires to “Barack Obama : “la guerre en Irak est en train de se terminer””

  1. Troll des Bois a dit:

    Barack Obama fait partie de ces hommes politiques venus de nul part qui ont accédés au pouvoir sur la base d’un programme électoral fort en promesses. Sa crédibilité, voire sa popularité auprès de l’électorat, repose sur sa capacité à mettre en oeuvre ce programme.
    Achever la guerre en Irak fait partie en fait partie.

    Après les attentats du 11 Septembre, l’Amérique devait se trouver un responsable accessible aux repressailles de son armée. Si Ben Laden, le coupable présumé, a été vite introuvable, bien caché dans les montagnes afghanes ou pakistanaises, il fallait trouver un exutoire à la colère du peuple américain. Saddam Hussen et sa dictature étaient désignés, depuis le temps que l’Irak narguait la Maison Blanche. On sait aujourd’hui que les armes de destruction massive n’existaient pas. Les Etats-Unis ont seulement réussi mettre à bas un régime inhumain, non sans désorganiser un Etat et faire ressurgir les dissensions entre des factions religieuses. Bref, l’Irak s’est avéré être un véritable bourbier comparable au Vietnam des années 70.

    D’ailleurs, depuis l’échec vietnamien, l’Amérique redoute de s’enliser dans un bourbier militaire dès que son armée est appelée à intervenir massivement dans un pays. Ceci explique qu’au bout de quelques mois, les services de communication du Pentagone et de la Maison Blanche ont déclaré que l’intervention américaine était limitée dans le temps, histoire de remettre ce pays dans le droit chemin de la démocratie. Après avoir perdu 4500 hommes et rapatrié des milliers de blessés, les troupes sont évacuées et les médias font leurs choux gras du retour au pays des GI’s dans la plus pure tradition : fanfare militaire, embrassades…

    L’Amérique n’a fait que jouer son rôle de gendarme du monde libre. Malgré le déploiement de sa puissance militaire, sa mission n’a guère été différente que dans d’autres circonstances. La guerre en Irak ressemble dans l’esprit à l’intervention au Costa Rica. Seule les difficultés pour normaliser la situation ont fait durer leur présence dans le temps. Mais, cette contribution militaire ne peut être comparée à la croisade contre le nazisme et contre l’expansionnisme nippon de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, l’Amérique s’est sentie menacée dans son âme. L’attaque du Word Trade Senter pouvant s’apparentée à celle de Pearl Harbour. Cependant, contrairement à la 2ème GM, l’ennemi n’a jamais été combattu directement. Il n’a peut-être jamais été combattu du tout. L’Irak n’a été qu’un objectif secondaire, un dérivatif à une sourde colère. De plus, point de conquête difficile ni de capitulation. Saddam Hussen n’était pas Hiro Hito. Il s’était carapaté en douce et a été arrêté comme un vulgaire voleur de poules. Il n’y a pas eu de grandes batailles façon Midway ou Guadalcanal. Ll’armée irakienne a été balayée sans véritable difficulté.

    L’affaire irakienne est donc une opération militaire qui est vite devenue une opération de police. Or, l’opinion publique américaine déteste les interventions militaires qui tournent à l’enracinement. Non comptant de coûter cher aux contribuables, elles sont coûteuses en vies humaines. En fait, l’Amérique agit comme un cow-boy qui est dans son bon droit. Il se fera justice lui-même pour rétablir l’ordre et la prospérité. Une fois le méchant abattu, le cours normal de la vie reprend. Il n’est pas question d’aller plus loin. Or, c’est ce que réclame à chaque fois ces opérations militaires à l’outre-mer. Les interventions militaires ne ressemblent pas à l’odyssée solitaire d’un cow-boy. Or, l’Amérique est obnubilée par ses westerns. On comprend pourquoi l’opinion publique s’impatiente rapidement, dès que rendre la justice fait plus de victimes que l’attaque de la diligence ou de la banque.

    Rapatrier les GI’s au pays n’est donc pas si difficile pour Barack Obama. C’est satisfaire l’Amérique profonde, meurtrie par d’inutiles pertes humaines. Le pire est que cette “guerre” n’entrera jamais dans les livres d’histoire autrement que comme une intervention circonstanciée. Même si l’armée a créé des médailles pour marquer la participation des soldats à ce “conflit”, son souvenir n’impactera pas la mémoire collective. A l’instar de leurs aînés, les futurs vétérans feront résilience de leurs douloureux souvenirs et les mutilés connaîtront des sorts divers, se fondant au sein d’une Amérique en crise.

    Car le problème est bien là. La guerre en Irak a coûté à l’Etat fédéral 1400 milliards de dollars, soit l’équivalent que 4 budgets annuels de la France. Compte tenu des difficultés que traversent les Etats-Unis, la guerre en Irak devenait un luxe de plus en plus ionsupportable pour les finances US. Au bout de deux ans de pouvoir, Barack Obama n’a pas encore trouvé le sésame pour juguler la crise. Elle tend même à s’aggraver. 40 millions d’Américains vivent de bons alimentaires. Les infrastructures sont vétustes et les la dette nationale représente désormais 90% du PIB. Le chômage s’accroît. Jamais les Etats-Unis n’ont connu pareille situation!

    Lorsque l’Amérique est en dangée, elle se concentre sur sa situation intérieure. D’où le “déccrochage” irakien… et les interventions tonitruantes des ultra-conservateurs qui stigmatisent le pouvoir démocrate de Barack Obama. Lors de la campagne présidentielle, celui-ci s’était fait le chantre du redressement économique, de la lutte contre les inégalités… Or, il apparaît de plus en plus impuissant pour résoudre ces problèmes. Bien sûr, il se voit opposer les faucons du Sénat, divers lobbies. Dans le jeu politique, ces oppositions sont normales. Mais, Barack Obama fait figure d’aventurier. Il incarne la face caché de l’Amérique, celle des ghettos noirs d’Harlem, de Louisiane, de l’Alabama. Voir un président noir arrivé enfin au pouvoir est plus qu’un symbole. C’est un test de l’histoire, une épreuve à haut risque. Car, les défaites politiques de demain ne seront pas seulement imputables aux Démocrates, mais à une communauté fortement stigmatisée tout au long de l’histoire des Etats-Unis. Qu’à cause d’un Négro, l’Amérique plonge dans le marasme social et économique, et se sera une volée de bois vert contre les Noirs américains. Déjà, les ultras commencent à exploiter cet argument. Barack Obama joue gros. Il joue la crédibilité des Noirs à participer à la gouvernance politique des Etats-Unis. Son échec peut sonner le retour des Républicains, des WAP’s et d’une politique réactionnaire. Or, les Etats-Unis ont besoin d’une politique interieure ferme, voire musclée pour juguler les dérives des dernières décennies. On voit mal un “socialiste” y arriver…

  2. Buzzimmobilier a dit:

    Vous me croyez si je vous dis crois que c’est en pensant à Troll des bois et sûre qu’il allait réagir, que j’ai posté ce hors sujet du jour ?

  3. update a dit:

    Contrairement à son prédécesseur qui avait proclamé en mai 2003 la “mission accomplie” en Irak, Barack Obama ne versera pas dans le triomphalisme mardi lors de son discours marquant la fin des opérations de combat de l’US Army après sept ans et demi de guerre.

    Le chef de la Maison blanche cherchera à éviter tout faux pas lors de cette intervention, d’autant que 50.000 militaires américains restent présents en Irak, officiellement pour former et conseiller l’armée nationale.

    A deux mois des élections de mi-mandat qui s’annoncent incertaines, les Américains sont de toute façon plus préoccupés par la situation économique et l’emploi - le taux de chômage s’établit à 9,5% - que par l’Irak.

    “De toute évidence, la plupart des Américains sont inquiets avant tout de la situation économique”, explique Julian Zelizer, professeur d’histoire à l’université de Princeton.

    Pour Merle Black, professeur de science politique à l’université Emory d’Atlanta, il est également clair que l’issue du scrutin du 2 novembre au Congrès et pour les gouverneurs des Etats dépendra avant tout “des questions économiques, de l’emploi et des dépenses publiques”.

    Et pour ceux qui placent dans leurs priorités la politique étrangère, l’Afghanistan, avec l’envoi de renforts ces derniers mois et l’intensification des attaques des insurgés, a pris le pas sur l’Irak, où l’administration Obama peut se vanter d’avoir tenu ses promesses et peut-être espérer à terme un apaisement.

    PRUDENCE ET INCERTITUDE

    L’annonce de la fin des opérations de combat en Irak, dit Stephanie Sanok, du Centre d’études internationales et stratégiques (CSIS) de Washington, “est utile politiquement car les choses ne vont pas très bien en Afghanistan”.

    “L’objectif, en cette rentrée, est d’apporter une bonne nouvelle (…) tout en ‘oubliant’ le fait que c’est l’administration Bush qui avait négocié avec les Irakiens ce processus de retrait.”

    “Je pense que dans les deux prochains mois, les attaques vont se poursuivre en Irak (…) et que les terroristes et les insurgés voudront tester les capacités du gouvernement”, ajoute-t-elle.

    Lors de son intervention de mardi, un prudent Barack Obama devrait souligner qu’il a tenu ses promesses de campagne sans pour autant crier victoire.

    “L’idée d’un retrait, mais sans retrait total pour l’instant, peut laisser dubitatifs bien des Américains, de quelque bord qu’ils soient”, note Julian Zelizer.

    “Obama doit être très, très, très prudent”, reconnaît Lawrence Korb, expert au Center for American Progress de Washington. “D’autant que s’il a retiré des troupes d’Irak, il en a envoyé en Afghanistan.”

    Alors que les élections législatives remontent au 7 mars dernier, les partis politiques irakiens ne sont toujours pas parvenus à former un nouveau gouvernement de coalition, une incertitude qui a incité les insurgés à multiplier les attaques, notamment contre les forces de sécurité. Rien que mercredi dernier, ces attaques ont fait 62 morts et plus de 250 blessés à travers le pays.

    Si la situation devient incontrôlable pour les autorités irakiennes et que celles-ci demandent l’assistance des Etats-Unis, estime Stephanie Sanok, “les militaires américains seront d’accord pour revenir et aider les Irakiens de quelque façon que ce soit”.

    “Cela dit, je pense que dans les milieux politiques américains on est moins disposé à dépenser encore beaucoup d’argent dans une telle entreprise si les Irakiens ne veulent pas y prendre toute leur part.”

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