Paris : “le XVIe se débarrasse d’une image surcotée”
13 mars 2010 2:00 - Le buzz immobilier
Le Figaro évalue le XVIème et décrit un phénomèn qui est typique de la bulle immobilière : un lissage des prix immobiliers, les biens situés dans des quarties moins attractifs ou de qualité médiocre rattrapant ceux des biens irréprochables et bien situés. ”Par effet de lissage du marché immobilier dans la capitale, le XVIe se débarrasse d’une image surcotée. Et attire une clientèle plus jeune en quête d’un environnement familial et cossu.”
Anna Martin avoue “un net ralentissement de la hausse des prix” dans cet arrondissement symbole du Paris bourgeois, mais pour un agent immobilier l’argument contraire est toujours sur le bout des lèvres : “Nous récupérons une clientèle d’autres quartiers, notamment de la rive gauche, par des prix plus accessibles, et de certains quartiers de l’Est parisien où la hausse des prix a été proportionnellement plus forte”.
Le XVIème croqué par Le Figaro le 20.10.2005 c’est l’archive de ce matin !
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27 mars 2009 à 17:22
Immobilier parisien : banlieues chics en baisse…
Depuis le début de la crise mondiale, l’immobilier a plutôt fait bonne figure dans l’Hexagone résistant relativement bien aux phénomènes de déflation immobilière un peu partout sur le globe. Les uns arguaient que la cause en était une valeur immobilière inférieure en France qu’ailleurs en Europe et les autres que la capitale résistait surtout grâce aux investisseurs étrangers…Et bien cette même capitale semble malgré tout souffrir du même mal que les autres grandes places européennes, car ses banlieues chics ont une cote en baisse !
Depuis peu, les banlieues huppées telles que Neuilly, Boulogne ou même Versailles connaissent une baisse du prix au mètre carré. Là où les acheteurs se précipitaient au portillon il y a encore à peine 1 an ou 2 pour s’arracher les biens à prix d’or et en peu de temps, il y a désormais une marge de manoeuvre plus conséquente pour les investisseurs et fatalement inversement proportionnelle pour les vendeurs.
En règle générale, l’immobilier a perdu entre 10 et 20 % selon les banlieues chics concernées. Bien entendu, cet aspect est à observer avec prudence en fonction de la nature des biens. L’exceptionnel reste très cher et n’a connu que peu de variation, mais l’appartement nécessitant de réelles retouches est vraiment moins cher. Ce qui se vendait par exmple 7 000 €/m2 à Neuilly il y a encore 18 mois est aujourd’hui souvent vendu aux alentours de 6 000 €uros et si c’est un appartement en moyen état, les prix peuvent côtoyer les 5 500 €uros…
Versailles et Levallois n’échappent pas à cette règle et la résistance de certains propriétaires de ne pas baisser leurs prétentions n’arrange pas leurs affaires, car ce faisant plus de biens sont à l’offre donnant du même coup une marge de négociation supérieure aux acheteurs qui ont le choix et deviennent très sélectifs…D’autres communes encore font le yoyo ou connaissent pour le moins des écarts importants : c’est notamment le cas de Boulogne où le nombre de transactions a diminué de plus de 32 % au dernier trimestre ! Boulogne connait un retour de manivelle du à ce que l’on pourrait désormais appeler une surévaluation passée des biens…Là encore, ce qui se vendait aux alentours de 6 000 €uros/m2 il y a deux ans oscille désormais vers les 5 000 €uros à l’exception peut-être des surfaces les plus recherchées telles que des F3 ou F4 !
le 27 mars 2009
13 mars 2010 à 2:01
Samedi 3 AVRIL 2010 : une journée SANS ACHATS !
Immobilier : un mois sans achat de toits, tu y crois ?
13 mars 2010 à 15:16
Dans l’inconscient populaire, le Paris embourgeoisé, cossu et quelque peu empoulé est symbolisé par le 16ème arrondissement. Il serait le repaire des catégories socio-professionnelle les plus aisées, enracinées dans leur condition depuis longtemps. Une vraie bourgeoisie outrepassée, catholique, mondaine, vertueuse, fière de son patrimoine et de ses racines, etc.
Or, la bulle immobilière a recentré la bourgeoisie sur les 5ème, 6ème et 7ème arrondissements, faisant perdre au bon vieux 16ème sa réputation de ghetto de riches. D’ailleurs, il faut étendre la zone d’influence au Marais et à l’ïle-Saint-Louis, dont on parle peu mais qui est un microcosme très côté. Paris est une ville qui classe son habitant du centre vers la périphérie. Plus vous êtes situé au coeur historique, plus vous êtes supposé être de ceux qui disposent d’un revenu élevé et d’un train de vie en rapport. Reste néanmoins la bonne vieille opposition en Est et Ouest. Le 16ème est sysmétrique au 20ème arrdt. Mais, l’Ouest parisien est tradtionnellement bourgeois, tandis que l’Est est plutôt ouvrier. Il n”y a qu’à observer sur quelles communes ces deux arrondissements s’ouvrent : tout oppose Neuilly-sur-Seine et Bobigny…
Reste que la bulle immobilière a détrôné le 16ème, qui passe désormais pour un arrondissement de bobos en quête de reconnaissance sociale. Des nouveaux riches de la veille qui veulent s’extirper de leur gangue ouvrière, de leurs origines prolétaires, pour jouer les parvenus “smart”, à coup d’immeubles haussmaniens, de lourds portails, de hall stylisé et d’escalier avec rampes en fer forgé. Si les vraies fortunes dominent désormais le centre de la Capitale, c’est qu’elles appartiennent aux élites influantes, mondaines, voire peoples. Les riches se divisent entre eux. Nos vieux cathos et jeunes bobos se réfugiant, tels des Romains, sur leur colline, par bouderie et aussi, il faut être pragmatique, faute de moyens pour rester au coeur névralgique.
Paris est depuis les années 80 une ville qui a définitivement exclu le bon peuple, en les envoyant vers les banlieues résidentielles, comme la Seine-et-Marne et ses lottissements en milieu rural, piètre consolation pour la classe moyenne en quête d’identité et privée d’un quelconque rôle social. Seuls ses enfants, bardés de diplômes, cadras aux dents longues, drainés par le RER vers la Défense, rêvent de réussite et d’investissements dignes d’une trajectoire professionnelle exceptionnelle. Le rêve n’a pas de prix. L’ambition en a un.
Pire, la “bataille de Paris” aura lieu… en banlieue. Le jeune couple bourgeois, exclu de la Capitale, investira des banlieues résidentielles de la Petite Couronne. L’appartement haussmanien se muant en meulière avec jardinet, argumentant son coix par la voulonté de donner à sa future progéniture un cadre de vie plus sain. Mais, là encore, l’éclatement de la bulle risque de dévaloriser la maison bourgeoise. Verra-t-on nos jeunes couples de bobos-cathos-écolos devenir des nomades de l’immobilier, en quête d’un habitat idéal impossible à trouver?
Finalement, le sort du 16ème arrondissement est symptômatique du sort réservé à la classe moyenne. Si le haut du panier se voit contraint de se contenter d’un arrondissement périphérique, à la limite d’une banlieue, il est logique que ses strates les plus populaires soient dans l’impossibilité d’accéder à la propriété. Les prix actuels tirent tout le monde vers le bas, rétrogradant les uns dans l’habitat des autres. Avec ce système, nous verrons demain un cadre supérieur loger dans une cité aux immeubles lépreux, croisant les hordes de petits migrants hurlant dans les escaliers, voyant au petit matin des rats grouillés dans les poubelles. Voilà à quoi conduira Charles-Edouard et son Master 2 de Paris-Dauphine…
13 mars 2010 à 16:54
Très bon !
Le marché immobilier français est devenu un support d’investissement pour les classes (très) aisées souhaitant réduire ou éviter l’exposition fiscale.
Quand on voit le niveau de revenu nécessaire à l’achat d’un bien immobilier, il est certain que ma génération (nés entre les 70′ & 80′) va subir un déclassement économique et social.
J’irai même plus loin, les jeunes cadres d’aujourd’hui ont un accès plus difficile à la propriété que les ouvriers & employés. Le marché étant perfusé d’aides destinées exclusivement à ces derniers…
En conclusion, ceux qui achètent aujourd’hui leur résidence principale le font uniquement grâce à l’argent de Papa & Maman (transfert générationel).
13 mars 2010 à 17:47
Cher Troll des bois, merci pour tes posts, je vois que tu apprécient mes “fossiles” qui souvent valent de l’or
(pour les connaisseurs).
L’immobilier s’est recentré sur le centre de Paris, comme partout dans les capitales, le phénomène est mondial. Plusieurs phénomènes se conjuguent.
1. Le temps, c’est de l’argent et partout on préfère se rendre vite au théâtre, au restaurant, librairie. Dans les arrondissements centraux, beaucoup de choses sont regroupés.
2. Il y a des problèmes croissants de sécurité, de vandalisme. On ne peut plus marcher à pied la nuit dans les capitales à cause des nouveaux barbares sauf dans le coeur central de la ville, historique et touristique, donc animé la nuit.
3. On a de moins en moins la voiture, coût de l’essence, coût du parking et on a de plus en plus la fibre écolo.
4. Les quartiers résidentiels bourgeois n’ont pas (assez) de commerces, or des supermarchés pas chers sont aujourd’hui installés dans beaucoup d’arrondissements des capitales. L’époque où quelques Felix Potin tentaient de survivre dans Paris est révolue.
Le XVIème est trop excentré et n’a pas assez de commerces, pas assez de vie, trop loin pour qu’on entre à pied des spectacles, sorties. Le même phénomène a frappé le 8ème, qui était l’arrondissement parisien le plus cher avant l’éclatement de la bulle en 1991-92.
13 mars 2010 à 18:09
nico75015, un seul mail avec ton pseudo (tjs le même attaché à cette adresse), sinon a machine va te prendre pour un fraudeur et elle va blacklister ton IP. Pour l’instant, elle te bloque. Mets ton vrai mail, ici personne ne le voit, tu es sûr de ne pas oublier.