Location : expulsion interdite jusqu’au 15 mars
13 mars 2010 10:10 - Le buzz immobilier
Location : chaque année, l’expulsion est interdite pendant les mois les plus froids, entre le 15 novembre et le 15 mars, bien que ces dernières années on a pu constater qu’elle prenait effet dès le 1er novembre.
La trêve hivernale prend fin le lundi 15 mars.
Trêve hivernale - définition : du 15 novembre au 15 mars on ne peut pas procéder à l’expulsion de locataire qui ne paie pas ses loyers, selon l’article L 613-3 du code de la construction et de l’habitation. Toutefois, il existe des exceptions à ce principe : l’expulsion demeure possible s’il est prévu un relogement décent pour l’occupant et sa famille, si les locaux menaçant ruine font l’objet d’un arrêté de péril ou si les personnes dont l’expulsion a été ordonnée sont entrées dans les locaux de manière illégale (squatteurs).
Dans le secteur privé locatif, l’impayé est constitué soit lorsque 3 termes nets consécutifs sont totalement impayés, soit lorsque le locataire est débiteur à l’égard du bailleur d’une somme au moins égale à 2 fois le montant mensuel brut du loyer et des charges.
550 euros pour dénoncer un squatteur
Jeudi noir : les squatteurs expulsés de la place des Vosges
Ce pourcentage de locataires qui ne paient pas leur loyer…
La version du squatteur de Toulouse, un jeune SDF en CDI (2/4)
- Goldman Sachs, les nouveaux maîtres du monde (vidéo) “Qu’ont en commun Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos ? Le nouveau président de...
- Immobilier: Qu’y a-t-il dans le projet de loi de finances pour 2012? Compte tenu des conséquences de la crise économique sur les finances de l’Etat et leur...
- Immobilier: la réforme du “PTZ plus” rejetée par l’Assemblée Annoncé en septembre 2010, le “PTZ plus” est un prêt immobilier pouvant être contracté pour...
13 mars 2010 à 10:13
Samedi 3 AVRIL 2010 : une journée SANS ACHATS !
Immobilier : un mois sans achat de toits, tu y crois ?
13 mars 2010 à 15:59
RDV samedi13 mars à 15H place de la République à Paris pour manifester contre la reprise des expulsions ! A tres bientot L’équipe de Jeudi-Noir
Les promesses de madame Pécresse
Le 21 janvier dernier, nous avions profité d’un meeting de l’UMP à deux pas de la place des Vosges pour interpeller Valérie Pécresse sur les problèmes de logement en Ile-de-France, en particulier pour les jeunes. Comme les gardes du corps de François Fillon s’étaient invités (gentiment) dans la discussion, Valérie Pécresse nous a conviés quelques semaines plus tard sur sa péniche de campagne. A vrai dire, il n’y a pas eu d’annonces fracassantes. Enfin, presque, mais vous allez voir…
Nous étions donc reçus par la candidate et pas par la ministre, c’est-à-dire par celle qui fait les promesses et pas par celle qui est censée les tenir. Premier point, qui peut être réellement intéressant, elle ne veut pas faire de distinction entre étudiants, apprentis, jeunes travailleurs… Si elle devient présidente de la Région, elle veut construire des logements pour tous ! Comme il y a un véritable manque de logements, il faut faire feu de tout bois (je vous passe le couplet “Huchon, l’a rien foutu”).
Une chance, elle est tombée sur un architecte –un vrai– Wilmotte, il s’appelle. Il propose de faire des petits cubes en bois, 13m2 pour les célibataires, 24m2 pour les couples. On pose le tout sur une barge placée en bord de Seine, comme ça pas de problème de foncier à résoudre. Il y a le même projet à Lyon. Cependant, comme dans Paris intra-muros, c’est un peu difficile de placer des barges sur tous les quais, Valérie propose un autre projet, de Jean Nouvel celui-là : un pont habité sur la Seine, du côté de Tolbiac. Au premier niveau, des commerces et restaurants qui financent la construction, au deuxième niveau un “Learning Center”, et au troisième, 1000 chambres étudiantes. J’ai quelques doutes sur les 1000 chambres. Même en les montant sur 2 niveaux, ça nécessiterait de couvrir la Seine sur plusieurs centaines de mètres de long, sans parler des problèmes d’éclairage.
Bref, de grands projets, très beaux, censés coûter moins chers que des constructions classiques, mais qui sont plus de l’ordre du gadget que d’une véritable politique de logement. Quand on fait remarquer que c’est très bien de vouloir construire –c’est nécessaire– mais qu’on pourrait peut-être commencer par ne pas démolir, en donnant l’exemple de la Cité Universitaire Jean Zay à Anthony, Valérie Pécresse s’exclame “mais vous savez très bien que c’est un problème politique”, rappelle que le département des Hauts-de-Seine s’est engagé à remplacer les chambres démolies (où ? quand ?) et change de sujet.
C’est vrai, quelle naïveté de notre part aussi de vouloir parler de problème politique avec une tête de liste aux régionales, accessoirement ministre responsable des CROUS… Intéressons-nous plutôt aux vrais sujets ! D’ailleurs, avons-nous un casier judiciaire vierge ? Après tout, Jean Perrin, l’inénarrable président de l’UNPI (l’Union Nationale de la Propriété Immobilière) nous a bien comparés à des pirates qui prennent les enfants en otage dans les maternelles… Aussi, quand on émet un doute sur les engagements de la ministre, par exemple à propos des travaux du 24, rue de la Harpe qui n’ont toujours pas commencé plusieurs mois après la date prévue, elle est toute surprise et s’engage à vérifier ce qu’on lui dit, ce qui est très gentil de sa part. Enfin, on aborde presque au hasard le sujet de la Marquise, et là, on s’entend répondre que les habitants étudiants pourraient peut-être obtenir une chambre en CROUS jusqu’en août prochain… Quel dommage qu’ils ne l’aient pas obtenue en septembre dernier !
• Christophe Driesbach (Jeudi Noir)
14 mars 2010 à 20:24