Les résidences hôtelières : l’arnaque de la fausse rentabilité
14 mars 2010 10:05 - Le buzz immobilier
“Le législateur encourage depuis de nombreuses années le développement des résidences hôtelières. La réglementation fiscale prévoit en effet de nombreuses dispositions permettant leur développement : régime fiscal de la location meublée, régime TVA de la parahôtellerie, etc. La dernière loi de finances pour 2009, qui est venu réduire et plafonner l’intérêt fiscal des niches fiscales, a largement préservé le secteur des résidences hôtelières en instaurant de nouveaux avantages fiscaux importants (dispositif Scellier et réduction d’impôt de 25 % pour les loueurs en meublé non professionnels).
Les promoteurs et les officines de défiscalisation sont les premiers bénéficiaires de ces dispositifs de faveur. Ils vendent des appartements aux particuliers en utilisant la défiscalisation comme principal argument de vente. Les investisseurs achètent un “package” : on leur vend des appartements et ils s’engagent à les louer dès l’achat par bail commercial à un exploitant hôtelier, appartenant généralement au même groupe que le promoteur. Le plus souvent, le package comprend un financement à 100 %. Mais les investisseurs sont très souvent victimes d’arnaques.
L’arnaque de la fausse rentabilité
L’arnaque consiste tout d’abord à vendre très cher les appartements. Pour simplifier, le prix de vente est généralement 20 à 30 % au-dessus du prix normal. Dans un premier temps, le fait de vendre nettement au-dessus du prix est bien sûr un énorme avantage pour le vendeur. Il encaisse une marge énorme. Mais le fait de vendre très cher un bien présente un inconvénient : elle oblige aussi à proposer un loyer à l’investisseur qui est lui-même anormalement élevé.
Les résidences hôtelières : note de synthèse sur leur situation, par Paul Duvaux, avocat fiscaliste image
Vente de l’immobilier : attention à la concentation de métiers !
Lourdes : la fièvre des constructions
- Immobilier : cailloux et gros sous Cailloux & gros sous, ça fait du bien par où ça passe : l’immobilier, l’enrichissement...
- L’immobilier à la lumière des critères architecturaux “Là où les agences immobilières traditionnelles et les nouveaux “chasseurs immobiliers” se contentent de commercialiser...
- Comment l’Islande est sortie de l’enfer “À l’heure où un second plan d’aide à la Grèce a été adopté par les...
14 mars 2010 à 12:18
les gens qui croyaient s’enrichir, ont donné une partie de leurs économies ou sont endettés et galèrent pour se dégager de ces “super” investissements locatifs dont plus grand monde ne veut
14 mars 2010 à 12:21
Les résidences hôtelières sont de purs produits immobiliers typique d’une bulle immobilière. Ils sont imaginés par les promoteurs pour inciter la classe moyenne à investir, sous couvert de combler la perte de pouvoir d’achat au moment de a retraite et de se faire de la rente sur du tangible, considérant l’investissement immobilier comme une valeur sûre.
L’éclatement de la bulle immobilière ne sera pas seulement un réajusyage des prix par rapport au pouvoir d’achat des primo-accédants, mais aussi la révélation d’arnaques de tout poil, comme les résidences hôtelières. De quoi accentuer le malaise du secteur immobilier, puisque les promoteurs rejoignent les agents immobiliers sur la liste noire des escrocs.
Reste qu’il existe aussi un autre phénomène né de la spéculation immobilière : la chambre d’hôtes. Aucune ferme restaurée, aucune maison restructurée ne fait exception à cet aménagement. A la base, ce sont des couples nantis de bobos-écolos qui ont achetés des masures pour une bouchée de pain. Après des travaux élyséens, une déco “high tech” où les matériaux modernes se le disputent au minimalisme en vogue depuis les 90’s, des meubles chinés chez les antiquaires du pays retapés façon nouveau 16ème arrdt par madame avec l’aide de la bonne copine, il faut rentabiliser et avoir l’intelligence de profiter des niches fiscales. S’ouvre alors la chambre d’hôtes pour weekennistes bcbg ou vacanciers en quêtes de séjours au pays du crotin de Chavignols et consor.
Seulement, à tous les entendre, il faut croire qu’il y a du passage pour que leurs chambres d’hôtes soient rentabilisées. D’ailleurs, le choix est tellement important que l’offre tue l’offre. Inviter chez soi peut fatiguer la litterie. Encore faut-il qu’il passe quelqu’un, s’intéresse à vos vieilles fausses pierres médiévalo-rustico-paysannes. Sinon, ben, vaudra faire comme tout le monde. Rembourser l’emprunt en tapant vraiment sur ses revenus et transformer la chambre d’hôtes en chambre d’amis ou en salle de jeux pour les petits enfants. Est-ce vraiment une bonne idée au fait? Après tout, les petits enfants ne viennent pas plus souvent que des hôtes de passage… Et puis, on est pas obligé d’attirer l’hôtes avec un chèque à déposer sur le livret A… C’est compliquer le retour à la nature!
14 mars 2010 à 12:24
Plus le retour à la nature à la mode, c’est la table zen, ou des poutres en forme d’arbre dans ton appart au coeur de la ville ou encore un potager dans ton salon (j’ai vu à la télé, génial !)