Le bout de la route pour Barack Obama ?
13 mars 2010 8:04 - Le buzz immobilier
C’est sous ce titre bien désabusé que l’on découvre un analyse sans concessions du bilan de Barack Obama, et elle ne surprend pas pas vraiment, ce que l’on regrette partout dans le monde, tellement on y a cru. La famille Obama est attachante et l’homme plein d’idéaux et de bonne volonté. Mais la tâche est immense, bien trop immense pour une seul homme.
“Barack Obama seems unable to face up to America’s problems, writes Simon Heffer in New York. (…) Despite the efforts of some sections of opinion to talk the place up, America is mired in unhappiness, all the worse for the height from which Obamania has fallen. The economy remains troublesome. There is growth – a good last quarter suggested an annual rate of as high as six per cent, but that figure is probably not reliable – and the latest unemployment figures, last Friday, showed a levelling off. Yet 15 million Americans, or 9.7 per cent of the workforce, have no job. Many millions more are reduced to working part-time. Whole areas of the country, notably in the north and on the eastern seaboard, are industrial wastelands. The once mighty motor city of Detroit appears slowly to be being abandoned, becoming a Jurassic Park of the mid-20th century; unemployment among black people in Mr Obama’s own city of Chicago is estimated at between 20 and 25 per cent. One senior black politician – a Democrat and a supporter of the President – told me of the wrath in his community that a black president appeared to be unable to solve the economic problem among his own people. Cities in the east such as Newark and Baltimore now have drug-dealing as their principal commercial activity: The Wire is only just fictional.”
The end of the road for Barack Obama?
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13 mars 2010 à 8:05
Samedi 3 AVRIL 2010 : une journée SANS ACHATS !
Immobilier : un mois sans achat de toits, tu y crois ?
13 mars 2010 à 21:18
La présence de Barack Obama à la Maison Blanche résulte d’un faisceau de circonstances favorables à sa destinée présidentielle : crise économique, éreintement populaire face à l’engagement militaire en Irak, rejet de la politique des Républicains incarnés par Bush, etc.
Obama le démocrate, à l’instar de feu Mittérand le socialiste en son temps, a personnifié le changement de politique.
Mais, dès les élections, le choix s’est avéré difficile. Fallait-il renouveler la classe politique américaine en plaçant à la tête du pays une femme ou un Noir? Dilemme d’autant plus important que le parti de l’alternance ne proposait aucune autre alternative face à Mac Cain. Les primaires ont décidées que cela reste un homme, fût-il un métisse d’origine africaine. Quitte à considérer que la puissance politique américaine est devenue une mascarade par la forte dépendance de la Maison Blanche au lobbies de toute sorte, l’incarnation du pouvoir reste encore plus crédible avec un homme qu’avec une femme.
Car, la la mise en place d’une civilisation du tertiaire permet aux femmes d’investir des secteurs d’activités autrefois exclusivement masculins, tels l’armée et la classe politique, quintescence du pouvoir suprême. En détenant des postes clefs, la gente féminine n’introduit pas seulement la parité, voire le féminisme au coeur d’institutions prestigieuses. Elle indique
en fait le désintérêt des hommes pour des secteurs où leur présence n’est plus indispensable. Pourquoi? Parce qu’ils ne présentent plus aucun attrait : perte de pouvoir, perte d’avantages, perte de prestige. Tout ce qui fait l’orgueil du mâle.
La gente masculine se projette vers d’autres secteurs où la soif de conquête est encore une source de lutte, de combat, de victoires. Aux Etats-Unis, la politique est laissée à un Noir et, dans quelques années, vraisemblablement à une femme comme Hillary Clinton. Preuve que les hommes, les vrais, sont ailleurs. Où? Dans les banques, à Wall-Street où peu de femmes ont droit au chapitre.
Si le destin de l’Amérique est entre les mains d’un Noir, c’est que la politique américaine ne vaut plus tripette. Entre un chômage important, une populatiuon indigente qui remet fortement en cause le rêve américain, une dette qui explose, un dollar chahuté, des revers militaires et diplômatiques, les USA sont en perte de vitesse dans tous les secteus qui faisaient sa puissance. Pour gérer tout cela, un Black est bien suffisant. La communauté Noire s’est réjoui de l’élection d’Obama. Enfin un Noir à la Maison Blanche (incarnation symbolique du dualisme Nord-Sud de ce pays).
Obama ne peut pas réussir. C’est impossible. Il quittera le siège présidentiel en mauvaise posture. Le résultat sera de renforcer le clan des faucons de Washington et, plus largement, la puissance des Wap’s (Wihte American ProtestantS). Car, l’Amérique dispose d’un formidable potentiel qu’Obama se saura pas utilisé à bon escient. Le New Deal bis sera de reconstruire l’Amérique de l’intérieur : tout est devenu vétuste : chemins de fer, réseaux d’eau, d’électricité, de gaz, routes et ouvrages d’art, etc. Se sera un autre qui remettra l’Amérique en marche vers une nouvelle frontière à conquérir.
Quant aux Noirs, ils disparaîtront du paysage politique, discrédités par un des leurs qui fut incapable de mettre en place une vraie politique de redressement social et politique. Plus largement, aucune communauté n’apportera avant longtemps un repésentant à la Maison Blanche. Le Sud républicain risque de revenir en force, même s’il est incarné par une femme.
Cette leçon sera tirée par les autres Etats, dont la France. Certains prétendent que la population est prête à avoir un président de couleur. Si Obama échoue, il discréditera tous les prétendants ethniques à se présenter à des élections nationales dans les pays occidentaux et européens. De quoi remettre quelque peu les pendules à l’heure. Doit-on risquer le chaos social, sous couvert de pratiquer, de façon excessive, l’intégration? Déjà, certaines candidatures aux régionales suscitent des réations parmi la classe politique. Est-ce déjà le contre effet Obama qui se manifeste?
13 mars 2010 à 21:26
“Est-ce déjà le contre effet Obama qui se manifeste ?” certains le pensent (pas moi), et la super injuste mais noble dans le principe “discrimination positive” a de plus en plus de plomb dans l’aile.
Rien n’est simple en ce moment, et par ex les afrikaners, discriminés systématiquement (ils l’ont bien cherché mais les descendants n’ont pas à payer pour leurs aînés) commencent à se battre pour l’égalité. Puis plus bosseurs, organisés, instruits… ils commencent à manquer à la tête des entreprises, fermes… dans les jobs de commerce extérieur, commerce avec le reste du monde. Tout est bien plus compliqué auj. que prévu, les idéologies sont rattrapés par la réalité conomique, mais je pense que la couleur de la peau ne va pas jouer et Obama est surtout blanc, de mère blanche, élevé avec des blancs et à un moment avec des asiatiques, puis à Hawaï. Même sur le territoire US, il n’avait pas de contact avec les noirs, il n’y en a pas à Hawaï.
14 mars 2010 à 7:18
Effectivement Buzz, Obama n’avait pas de contact avec la communauté Noire. En fait, son intégration au peuple américain est double. Comme tout migrant, il a cherché à s’identifier au groupe dominant, c’est-à-dire les WAP’S, dont il fait partie par ses origines blanches. Mais, son mariage avec une Noire américaine signe son autre intégration. Celle avec la communauté noire.
Lors de la longue campagne présidentielle, Obama a stigmatisé les aspirations des Noirs américains. Or, aux Etats-Unis, si l’individu a la moindre origine afro, il est automatiquement classé parmi les Noirs, même s’il y a un fort métissage. Pour preuve, malgré son éducation de Blanc, sa famille blanche, il n’a pu se marier qu’avec une Noire. C’est la marque d’un classement ethnique extrêment vivace au sein du peuple américain. D’ailleurs, Obama en a fait un cheval de bataille politique.
Puisqu’il ne pouvait faire autrement que d’appartenir, malgré lui, à la communauté éthnique la plus discriminée des Etats-Unis, il l’a instrumentalisée pour assouvir son ambition politique. Or, Obama est issu des élites keyniannes, sa famille maternelle blanche provient de la bonne bourgeoisie américaine. Il est un fils de migrant, c’est-à-dire qu’il est devenu Américain de fraîche date. De ce fait, Obama n’appartient absolument pas à la communauté noire. Il n’est pas descendant d’esclaves, il n’est pas issu des quartiers pauvres d’Atlanta, ses ancêtres ne cuillaient pas le coton dans les plantations du Sud, il n’a pas d’affranchi du fait de la guerre de Sécession, pas de parents ayant connus l’apartheid sauce Louisiane et la lutte pour les droits civique du temps de Martin Luther King.
C’est donc un colossal subterfuge idéologique qui permet aux Noirs américains d’identifier Obama au leader noir, alors qu’il n’a jamais fait que des quelques permanences dans une association caritative de Chicago. D’ailleurs, le bonhomme a joué sur l’ambiguité historique. S’il a accepté, par flâterie, d’être comparé à Martin Luther King pour laisser aux Noirs l’espoir de changements, il a préféré d’être un nouveau Abraham Lincoln, rien que cela! Evidemment, on peut les comparer physiquement : grand, mince, les oreilles décollées, avocat de formation… Mais, le parallèlisme des des destins s’arrête là. Si Obama est Président, ce n’est pas dans un climat de guerre économique entre le Nord industriel et le Sud rural, il n’y plus d’esclaves à délivrer du joug d’affreux propriétaires terriens.
Obama n’incarne pas vraiment la communauté afro-américaine. Il incarne tout juste le triomphe du rêve américain pour le fils d’un migrant et la fille d’un prolétaire noir. La vieille bourgeoisie anglo-saxonne s’est lise en retrait pour un temps. Elle reste dominante dans les coulisses du pouvoir. Obama le sait. A trop personnifier une fraction du peuple américaion, son échec politique risque de l’affecter pour longtemps. D’ailleurs, c’est un argument qu’exploitera ses adversaires lors de futures élections. Il faut qu’Obama quitte la Maison Blanche gros Jean comme devant. La pire erreur serait de lui donner un destin à la Kennedy. Pour tuer un homme politique aujourd’hui, il y a les paparazzis, l’Internet, la presse people et les commissons du Congrès.
14 mars 2010 à 18:26
L’ analyse de troll des bois est très interessante, élu en 2008, prise de fonction officielle début 2009, quelques décisions symboliques plus que décisives ont été prise d ‘entrée de jeu par l’ administration Obama tel que la fermeture programmée de guantanamo ou encore le retrait de l’ armée U.S. du bourbier irakien, la sympathie du peuple américain pour leur tout nouveau président est à cette époque à son quasi-zénith, la volonté de se démarquer du président Bush est plus que claire.
Malheureusement pour Obama, difficile de faire oublier 8 ans de bushisme que je qualifirais plutot de busherie….Le chômage n’ a cessé d’ augmenter depuis ainsi que les saisies immobilières et tous les problèmes financiers que l’on nous rabache depuis plusieurs années…
En gros, tous les soucis que l’ amérique connaissait déjà sous l’ ére Bush, ce dernier étant en grande partie responsable de la faillite U.S., sont toujours bien présents.
Au milieu de tout ça, le premier président noir des U.S. souhaite instauré une sécurité sociale aux 50 millions d’ américains n’ étant pas couverts pour les fais médicaux et autres…
Pas facile dans ces conditons de sortir le pays de la ‘ mouise ‘ dans laquelle il se trouve.
Autant d’ années que son prédécesseur ne suffiraient certainement pas à redresser le pays et je vois mal les électeurs américains voter en majorité à nouveau pour Obama en 2012, l’ impatience étant plus forte que tout.
Bush, élu pdt 8 ans, a ruiné le pays ; Obama, s’ il n’est pas réélu, sera considéré comme celui qui n’ aura pas su redresser le pays. Paradoxal, non ??
14 mars 2010 à 18:41
Pire que paradoxal, injuste. Je les soupçonne même les WASP d’avoir tout fait fait pour qu’un bouc émissaire soit élu après la ruine des USA causée par Bush :
George Bush a-t-il ruiné les Etats-Unis ?
Thank you, George !
Mais Michèle Obama est une dame digne, et Obama est déjà dans la sphère des grands à cause de son prix Nobel de la paix. Bcp vont essayer de lui faire porter le chapeau, mais je ne crois pas que ça va marcher.
14 mars 2010 à 19:47
Le Prix Nobel de la Paix obtenu par Obama lui confère une respectabilité qui peut faire de lui une sorte de sage, d’expert en matière de politique internationale, domaine où les Etats-Unis ont beaucoup de progrès à faire. En attendant, son oeuvre politique à la Maison Blanche peut se résumer par une série de réformes morales, de changements de mentalité, d’orientations à venir. Mais, concrètement, les problèmes sont trop importants pour être résolus en 4 ans de mandat.
Même s’il est réélu, ce qui s’est produit pour ses prédécesseurs, le laps de temps gagné pour obtenir ne sera pas suffisant pour obtenir des résultats. Cependant, nous parlons des Etats-Unis qui restent la première puissance économique. Le dynamisme de l’Union est son principal atout. Réformes ou pas, les Américains sauront trouver en eux-mêmes l’énergie pour sortir leur pays des difficultés. D’ailleurs, c’est dans le travail, valeur protestante par excellence, que repose en grande partie la puissance américaine et l’initiative individuelle. On est loin de l’interventionnisme centralisateur de l’Etat, comme en France. Le rêve américain, c’est d’abord et avant tout une question de destin, de travail et de patriotisme.
14 mars 2010 à 19:58
Troll, notre sage, tu ne voudrais pas nous aider ?
Voici un début : http://www.le-buzz-immobilier.com/notre-actualite
Et les autres aussi, faites-nous des suggestions, merci !
14 mars 2010 à 20:03
“En dix ans, la réforme agraire a fait fuir 4 000 fermiers blancs et anéanti la production agricole, maintenant ce sont les entreprises qui vont péricliter.” Assis dans son canapé chez lui à Harare, l’économiste indépendant John Robertson vient de recevoir la dizaine de pages du décret d’application de la nouvelle loi économique d’”indigénisation”. Il relit certains passages à haute voix en soupirant : “Pour oublier la profonde crise dans laquelle se trouvait le pays, le Zimbabwe a besoin de 15 % à 20% de hausse de croissance pendant plusieurs années, cette loi ne va pas nous aider…”
Je parlais hier d’Afrique du Sud, voici ce qui se passe au Zimbabwe. D’ici cinq ans, toutes les entreprises étrangères installées au Zimbabwe dont le capital est supérieur à un demi-million de dollars (370 000 euros) devront avoir transféré 51 % de leurs parts à des Zimbabwéens. Cette loi adoptée en 2007 sous le régime de l’actuel président Robert Mugabe est entrée en application le 1er mars alors que l’économie du pays peine toujours à décoller.
Au Zimbabwe, une loi d’”indigénisation” fragilise la reprise économique