L’Angleterre, vers un nouveau krach immobilier ?
9 mars 2010 16:49 - Le buzz immobilier
UK - Alors que de nombreux journaux avaient salué la reprise en 2009 de la hausse des prix immobiliers outre-manche, elle n’est plus qu’un souvenir. D’ailleurs, fallait-il réellement s’en réjouir ? Les tenants de la hausse auraient du être prudents car cette dernière pourrait paradoxalement avoir conduit à une nouvelle crise.
La hausse s’appuie en effet sur un double facteur, l’inflation anglaise, plus élevée qu’en zone euro, et la baisse drastique des taux de la Banque d’Angleterre.
Une fois que le risque “change” (la livre ne cesse de dégringoler) et le risque “inflation” conduiront la Banque d’Angleterre à relever ses taux (la Grande-Bretagne doit émettre 200 Md de livres de dette cette année, mais à quel taux trouvera-t-elle acheteur ?)… la messe sera dite. Et n’oublions pas que les banques anglaises proposent généralement des prêts immobiliers à taux variable…
Des prix immobiliers encore très élevés, conjugués à la baisse du pouvoir d’achat des ménages et au renchérissement des prêts, confirment que tous les ingrédients d’une crise “à l’américaine” sont réunis. Et la deuxième vague fait toujours plus mal…
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9 mars 2010 à 16:56
Ca c’est la vérité sur le marché UK…, j’en avais marre de lire des dépêches sans analyse sur UK, alors j’ai fait le point dans ce billet. Je vous cherche encore qq chose, un article de décembre que je n’ai pas fini pour cause de préparatifs de Noël et qui est tjs dans mes brouillons.
9 mars 2010 à 19:15
my english is rich
10 mars 2010 à 12:27
Les graves problèmes financiers anglais provoquent une chute de l’immobilier en Grande-Bretagne. Ce constat peut avoir un effet psychologique sur le secteur français, surtout parisien. En effet, durant les années fastes de la bulle, certains “spécialistes” affirmaient qu’il s’agissait d’un rattrapage. Paris, “ville lumière”, grande métropole européenne, devait disposer d’un marché immobilier correspondant à ce statut et soit en corrélation avec ceux des autres capitales européennes, à commencer par Londres, la plus emblématique à ce sujet.
Or, on avait beau dire que le niveau de vie, que les salaires anglais étaient bien supérieurs à leurs équivalents français et parisiens, certains s’ingéniaient à faire monter l’immobilier à Paris intra-muros. Résultat : un marché atone aujourd’hui, à peine animé par la vente de biens d’exception. Cette surenchère artificielle a déconnecté la clientèle résidentielle, tranformant de plus en plaus Paris comme une ville d’ultras riches.
Maintenant que le marché londonnien s’effondre, peut-être va-t-il entraîné celui de Paris. Car, si la baisse de l’immobilier est amorçée en France, elle reste encore assez modérée, du fait de la résistance du marché parisien. Si ce dernier pouvait s’effondrer, on peut supposer que le marché francilien et provincial accentuerait leur tendance.
10 mars 2010 à 12:33
10 mars 2010 à 12:34
Je le pense aussi, mais quand l’immobilier a commencé a baisser très vite en UK, http://www.le-buzz-immobilier.com/2009/02/en-grande-bretagne-le-marche-immobilier-locatif-explose-003571, Paris n’a pas plongé autant.
La location à Londres a connu une baisse sans précédent en automne dernier : La revanche des locataires à Londres, baisse de loyers jusqu’à - 40 % à ce moment précis, à Paris les prix ont commencé à se reprendre !
Mais comme la réalité finit par rattraper les bulles…