CEPRI : la redevance inondation
13 mars 2010 14:01 - Le buzz immobilierLa prévention des inondations n’est aujourd’hui financée par aucune ressource dédiée : les collectivités et maîtres d’ouvrage doivent prélever sur leurs propres budgets généraux pour couvrir les actions qu’elles engagent. La «redevance pour service rendu» instaurée par l’article L 211-7 du code de l’environnement est-elle une opportunité à saisir par les porteurs de projets et est ce qu’elle peut se mettre en place facilement ? Le CEPRI a proposé à plusieurs syndicats ou établissements publics de s’interroger sur des exemples précis.
Le constat de départ suivant a motivé la réflexion : la prévention des inondations est bien un service public rendu à ceux qui habitent et exploitent le territoire, qu’ils soient directement touchés parce qu’ils résident en zone inondable ou indirectement concernés en dehors de la zone inondable, qui leur fournit des services (eau potable, réseau de communication qui passent en zone inondable, etc.).
N’est-il pas alors pertinent de recourir à une « redevance pour service rendu » et cibler de manière spécifique les bénéficiaires de la prévention des inondations afin de moins solliciter le budget général des collectivités ? C’est une question sur laquelle le CEPRI s’est penché courant 2008 dans un partenariat engagé avec l’Etablissement Public Loire, le Syndicat mixte pour le SAGE de la Lys et le syndicat mixte départemental du Gard, en s’intéressant à trois aspects :
- une analyse du contexte règlementaire des «redevances pour service rendu», avec la sollicitation d’un avocat ;
- un recueil des expériences de collectivités ayant institué ou tenté d’instituer des redevances pour service rendu pour financer la prévention des inondations ;
- l’étude d’une collectivité pilote : l’Etablissement Public Loire.
Une redevance semble aujourd’hui difficile à mettre en place dans le cas de la prévention des inondations car le « service rendu » est complexe à définir de manière irréfutable juridiquement, les redevables sont très nombreux et la redevance complexe à évaluer et à récolter. Si on recourt à l’écrêtement de redevance pour limiter le nombre de titre de perception à émettre, la redevance pourrait ne s’appliquer finalement qu’aux grosses entreprises privées, aux équipements publics et aux collectivités territoriales. Dans ce cas, une contribution des collectivités elles-mêmes serait aussi judicieuse, pour un moindre coût. Elle reviendrait à définir une clef de répartition au sein d’un syndicat ou d’un EPCI.”
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13 mars 2010 à 14:15
et si on instaurait des taxes supplementaires en fonction des risques naturels que l’on peut subir et qui nécessite des aménagements bien spécifiques. en gros les gens qui habitent au bord de la mer payerait leurs digues eux mêmes, car est-ce à la collectivité de payer un ensemble d’ouvrage technique hors de prix pour le plaisir de si peu.
13 mars 2010 à 14:18
Samedi 3 AVRIL 2010 : une journée SANS ACHATS !
Immobilier : un mois sans achat de toits, tu y crois ?