France : le krach immobilier a franchi le seuil de nos portes

17 octobre 2009 5:55 - Le buzz immobilier

J’ai toujours voulu ressortir cet article, Vendre une habitation : une opération inopportune et coûteusele mois précis de l’accélération brutale de la baisse des prix de l’immobilier, celle du  tant annoncé, tant décrit. Il faut être patient, le secteur de la pierre est lent, mais depuis quelques semaines la pierre réputée assez ”inerte” tremble plus qu’à l’acoutumée et plonge tout droit, ce qui explique l’agressive et éhontée offensive mensongère de la presse, menée depuis une bonne quinzaine.

C’est fait, en septembre l’immobilier s’est effondré en , en , en grande couronne et dans une partie de la proche banlieue parisienne ; et la partie plus résistante de la proche couronne, celle où vont vont aussi les parisiens aisés, suivront en octobre. Sauve qui peut ! Nous sommes arrivés à cette phase de chute libre des prix et des ventes où le vrai vendeur, pas le spéculateur qui tente de toucher le jackpot, est au pied du mur. Certains vendeurs commencent à supplier les agences immobilières de les aider davantage à vendre leur bien.

Hier après-midi, j’ai assisté à une “jolie” scène. Entrée dans une agence immobilière dans une commune du 92, où nous déjeunions chez des amis, j’ai vu les propriétaires angoissés d’un bien bradé de 90.000 euros, une “bagatelle”, passant de 310.000 à 220.000 euros, et leurs mines déconfites faisaient de la peine à voir quand ils répétaient : ”mais il n’est toujours pas vendu”. “Ce n’est pas possible, faites quelque chose, mettez plus d’, rappelez les prospects”. L’agent a répondu que les banques ne prêtent plus, mais ce qui s’appelle plus du tout, et a levé les bras au ciel, en ajoutant “en plus les gens attendent que ça baisse encore”.

Vous n’avez pas l’habitude de lire ce type d’informations sur notre site, dont les propos sont modérés, mais la grande braderie atteint une très grande vitesse depuis la rentrée, peut-être depuis l’été, ce que Friggit  confirme sans aucune ambiguïté. Je dis la rentrée, car je visite les biens tous les jours depuis le 20 août mais le phénomène de l’accélération de la baisse que j’observe date peut-être du début de l’été 2009. Depuis fin septembre, la panique est telle qu’une baisse conséquente sur un bien, quand un client solvable se présente, est monnaie courante. “Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”, prôné par La Fontaine, semble être le nouveau mot d’ordre.

J’ai tenté, depuis le 25 septembre, 4 offres à - 25 %, 3 sont passées, et une presque (- 20 % “seulement”) un divorce houleux et 2 prêts relais, et un couple âgé qui a refait l’appartement après le départ des locataires en mars dernier et qui a été sommé par l’agent de vendre : ”les locataires solvables ça ne court plus les rues, vous attendez depuis 6 mois un locataire, mais la rentrée est passée, il faudra probablement attendre l’été prochain car votre 4 chambres aura du mal à se louer au milieu de l’année scolaire, et dans quelques années il vaudra la moitié, votre appartement, loin du métro, pas aux normes, bref vendez-le”. L’agent préfère la grosse commission à la gestion locative moins lucrative, on se doute, mais il n’a pas tort et conseille ses clients de manière avisée.

Le type de bien que je recherche (virtuellement, pour prendre le pouls du marché, avec l’accord de certains agents immobiliers, qui me connaissent et acceptent de jouer le jeu), un F 5 d’environ 100 m², est passé dans les Yvelines de 370.000 euros à 230.000 euros en moyenne, dans mon secteur. Vous ne me croyez pas ? Visitez et faites des offres. Mais attention, respectez les professionnels, leur temps et leur argent, et ne vous adonnez pas au tourisme immobilier sans scrupules et n’achetez pas le premier bien bradé de 20 à 30 %, il y en aura d’autres. Vous en doutez ? Lisez cela : Krach immobilier parisien des années 90, remake en cours ?

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Immobilier : la baisse des prix va s’amplifier (on l’avait prédit dans les médias et ici)



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