50 € de plus plonge 2,5 M de ménages dans le rouge
17 juillet 2009 22:17 - Le buzz immobilier50 € de remboursement supplémentaire plonge 2,5 M de ménages dans le rouge : “50 Euros de différence de mensualités, c’est 2,5 Millions de ménages qui, s’ils vont voir leurs banquiers, s’entendent dire qu’ils ne sont pas finançables” a fait remarquer le PDG de Nexity.”
Cette phrase, on s’en souvient et on la ressasse, médusés. Ce calcul confirme la précarisation des couches entières de la population française. Mais 2,5 miilions de français à 50 euros près, n’est-ce pas exagéré ? Est-ce qu’un promoteur est un expert en économie ? Quelles sont ses sources ?
Si les gens sont effectivement à quelques dizaines - pas centaines - euros près, ils ne doivent pas acheter de l’immobilier, mais rester locataires, les mensualités des prêts immobiliers sont presque deux fois supérieures aux loyers depuis quelques années. Et le chômage a beaucoup progressé depuis cette déclaration ! Source : 50 € de remboursement supplémentaire plonge 2,5 M de ménages dans le rouge
1.200 euros de revenus, 1.000 de traites immobilières
La rentrée va être dure, les banques raidissent les découverts
L’immobilier est vraiement trop cher
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18 juillet 2009 à 22:09
aux US : “La situation est d’autant plus critique que les ménages en difficultés ne sont pas les seuls à arrêter de rembourser leur prêt. S’y ajoutent désormais ceux qui estiment que la valeur de leur maison est < au capital restant dû” explique La Tribune de ce 18/19 Juillet 2009 !
Pour les prêts immo. “prime” le taux de défaut est ainsi monté à 4.3%, contre 19% pour les subprimes”
La Tribune de ce jour donc !
19 juillet 2009 à 17:35
3 2 5 0 0 c’est énorme!
TRENTE DEUX MILLE CINQ CENTS CENTIMES d’anciens francs.
Soit: Trois millions et deux cinquante mille d’anciens centimes me dit ma belle mère, elle est estomaquée!!!!!
C’est énorme!!
19 juillet 2009 à 23:51
Merci Jambon, si tu as le lien ?
20 juillet 2009 à 12:46
Oui, on peut effectivement parler de précarisation.
Je dirais plutôt qu’il s’agit de gens qui achètent alors qu’ils n’en ont pas les moyens.
Quand on est propriétaire et que l’on n’a pas les moyens de faire face au moindre alea, cela pose un vrai problème car une dépense inattendue de 500€ dans une maison, cela fait partie des risques courants pas d’évènements exceptionnels.
Ces ménages n’avaient donc pas à acheter et les banquiers auraient dû leur dire non.
Mais dans notre société, il est interdit d’interdire. Lorsqu’un banquier dit non (”le méchant”) on va voir un autre banquier…et ainsi de suite jusqu’à en trouver un (enfin un gentil qui lui est compréhensif) qui vous prête à taux variable sur 30 ans.
Je suis désolé, l’un des principes de réalisme est de s’adapter à son budget et non pas à ses envies et à ses rêves. Moi aussi, je rêve d’une grande maison avec jardin. C’est humain…
Un logement décent adapté aux moyens des gens devrait être un droit (salaire modeste = logement modeste, salaire plus élevé = logement plus haut de gamme). C’est normal, on n’est pas dans un système soviétique.
Par contre, je suis désolé, je ne reconnais pas de droit à la propriété privée. Droit au logement n’implique pas nécessairement droit à la propriété.
20 juillet 2009 à 12:58
Bien dit roudoudou !!!
Juste ce petit bémol: j’utiliserais plus le terme de paupérisation.
20 juillet 2009 à 13:18
Oui, il y a bien une forme de paupérisation puisque maintenant avec un double salaire de cadre sup, on peut à peine acheter un logement que se payait un prof certifié avec 1 salaire /ménage il y a 30 ans (mes parents par ex).
Et le problème se retrouve à tous les niveaux de l’échelle sociale.
Il y a donc une vraie forme de paupérisation relativement à la génération d’avant.
Pour autant,cela n’a strictement rien à voir avec le fait de vivre au-dessus de ses moyens et de rêver de choses inaccessibles.
Mes grands-parents n’avaient pas la possibilité de recourir au crédit. Ils dépensaient ce qu’ils avaient et pas plus, cad pas grand chose. Le crédit a eu cette vertu de permettre la croissance et donc une élévation du niveau de vie.
Ensuite à chacun de se fixer des limites. On n’est pas obligé de céder au syndrome du gamin devant la boite à sucre.
20 juillet 2009 à 14:04
surtout en immobilier; domaine ou par excellence il faut avoir un vision à long terme.
20 juillet 2009 à 16:03
Bonjour,
Pour information, nous nous sommes vu refuser un prêt de 70000 euros avec un revenu net mensuel de 4000€, sans enfants, sans aucun crédit en cours et le montant du prêt en garantie placé en fond garanties.
Alors effectivement les gens vont parfois voir dans d’autres banques…
Rassure moi roudoudou, tu es banquier?
20 juillet 2009 à 16:30
Le système est véreux…
Nos grands parents pouvaient construire une maison où ils le désiraient.
Le foncier était abordable !
Je parle ici des zones rurales et des péri-urbaines….
La pression de l’administration, et forcément ses interdictions ont d’une manière très perverses créer une spéculation foncière, si bien que même en campagne dans les petites communes , sans PLU , la DDE refuse systématiquement le CU….
Il n’y a pas de meilleure moyen que de désertifier les campagnes et plutôt que d’intégrer l’habitat dans le milieu naturel, on le concentre dans ce que j’appelle des chancres du paysage , ces horribles lotissements qui foisonnent en périphérie des communes.
Vraiment , c’est un problème de société et d’un manque de vision à long terme .
25 mars 2010 à 20:52