Les charognards de la crise des “subprimes”

29 juin 2009 0:05 - Le buzz immobilier

- “Plus de 500 maisons sont saisies chaque jour en Californie. La crise des enrichit les spéculateurs immobiliers. A charge, pour eux, d’expulser les ex-propriétaires.” En Californie, depuis le début de l’année, plus de 500 maisons sont saisies chaque jour. Au total, 3,6 % de toutes les propriétés achetées à crédit sont en défaut de paiement, et des procédures de saisie ont été lancées pour les deux tiers d’entre elles.

Pour être au courant à l’avance de toutes les bonnes affaires, les spéculateurs sont abonnés à des sites Internet spécialisés, qui sont devenus leur principal outil de travail. L’un des plus célèbres, Foreclosureradar.com (”radar des saisies”) a été créé par Sean O’Toole, un informaticien qui a gagné beaucoup d’argent dans l’Internet avant de se recycler dans l’immobilier. Aujourd’hui, M. O’Toole, la quarantaine mince et nerveuse, vit à Discovery Bay, un port de plaisance niché dans un delta débouchant sur la baie de San Francisco. A côté de chez lui, un lotissement de 550 maisons, achevé en 2007, compte déjà 77 propriétaires en défaut de paiement.”

Source : Le Monde, Les charognards de la crise des “subprimes”

On sort de nos archives, cet excellent article - il date du 8 mai 2008 - qui dénonce les saisies et expulsions, et dénonce sans concession les spéculateurs. Je vous suggère de les relire après avoir lu les deux articles sur les tristes prévisions américaines et les “bons deal” en Floride, alors que plusieurs millions d’expulsions devraient ENCORE être effectuées aux  par des banques.

Un an plus tard, les spéculateurs sont pris dans cet engrenage infernal, car les prix ont encore beaucoup baissé, et même en bradant, ils n’ont pas à qui revendre leurs biens acquis en 2008, tellement de nouveaux biens saisis arrivent non-stop sur le marché.

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5 commentaires to “Les charognards de la crise des “subprimes””

  1. Robinwood a dit:

    un article intéressant sur le processus subprime Cette histoire se passe en Floride…
    Cela me fait penser au nouvel “eldorado marocain” pour retraité des classes moyennes, risque politique en plus…

  2. Boromsikim a dit:

    L’article précise “Selon la loi californienne, quand une banque récupère une maison, elle n’a plus le droit de réclamer d’argent aux propriétaires défaillants, la dette antérieure est effacée”. Et à moi de rajouter que la banque n’a plus qu’à se refaire en revendant ses dettes aux banques étrangères dont les notre.

    C’est grâce à des articles comme celui-ci qu’on découvre que le vrai cocu des subprimes c’est le petit couillon de client de la Société Général ou du Crédit Agricole qui voit ses intérêts et honoraires partir renflouer le système américain.

    Quand une banque française balance l’argent de ses clients outre-Atlantique sans espoir de retour, elle annonce une perte. Ce n’est bien évidemment pas une “perte” pour tout le monde. N’est-ce pas Monsieur l’expéditeur ?

    Quand aurons-nous l’honnêteté d’admettre que l’Amérique a en réalité fait financer par le reste de la planète son industrie du bâtiment en s’appuyant sur une clientèle prête-nom insolvable mais protégée et que nous en sommes les vraies victimes.

    C’est dans cette protection du consommateur US que réside la vraie justice sociale. Certes il n’aura plus la maison mais comme il ne l’aura pas payée et qu’il ne doit plus rien, il n’aura rien perdu, lui… et lui seulement.

    Chez nous qui avons le meilleur-système-que-le-monde-entier-nous-envie, quand un emprunteur est défaillant, non seulement il perd la maison mais en plus il continue à rembourser sa Société Général ou son Crédit Agricole adoré et en plus il paye des intérêts et même des pénalités qui iront se perdre (pas pour tout le monde) dans des investissements exotiques.

    Merci de nous faire découvrir que le consommateur américain et bien mieux protégé contre les banques que le français. On extrapole même que c’est le consommateur de services bancaires français, entre autres, qui assure cette protection.

    Toujours fiers de nos lois et de notre protection sociale ?

  3. Marie a dit:

    Exactement mon cher bormoskin. C’est exactement la réflexion que je me suis faite, ce sont les banques et par ricochet les clients qui trinquent. Mais voilà, on comence à prendre conscience de l’ampleur des saisies et je vous publie de suite un article sur les mesures réclamées pour y mettre fin.

  4. georges a dit:

    En californie? il n y a pas le feu qui brule les maisons là bas? quand ce n’est pas les banques , c’est le feu qui saisit.

  5. georges a dit:

    Banques avides

    Comme si de rien n’était… Comme si la crise mondiale qu’elles ont provoquée ne charriait pas chaque jour son cortège de drames sociaux, de tragédies humaines et de déroutes économiques, des banques renouent avec des pratiques d’hier. Des pratiques du monde d’avant la crise. Aux Etats-Unis, la banque d’affaires Goldman Sachs s’apprête à provisionner sans honte une enveloppe de quelque 20 milliards de dollars à affecter aux bonus à venir, soit la somme que le G8 alloue à la lutte contre la faim dans le monde !

    Comme au bon vieux temps, quand elles faisaient leurs petites affaires à l’abri du monde réel et en toute impunité, des banques renouent avec des bonus garantis, destinés à récompenser des banquiers pour leurs prises de risques importantes, quand bien même les profits originels se transforment en pertes colossales. Alors que la crise va encore creuser l’écart entre les riches et les pauvres, ces primes à l’avidité sont choquantes - profondément. ‘Excès et surenchères’, selon la formule d’Ariane Obolensky, directrice générale de la Fédération bancaire française, dans La Tribune du 22 juillet, qui sont proscrits en France, grâce au code sur les rémunérations variables adopté en début d’année, mais existent ailleurs en Europe. Source Yahoo

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