Urbanisme : l’implantation anarchique de zones industrielles et commerciales (3/4)

15 janvier 2009 17:20 - Le buzz immobilier

Nous évoquions hier les dérives écologiques et humaines qu’engendre la périurbanisation, et avions rappelé que la construction de centres commerciaux ou de HLM en rase campagne, sur des espaces trop grands y contribue, et nous souhaitons approfondir le sujet.

En ce qui concerne l’ : l’un des principaux désastres, l’une des menaces réelles pour l’écologie, c’est l’explosion et l’implantation anarchique de zones industrielles et commerciales. Cela contribue à raréfier le , à favoriser la spéculation, les surfaces des bâtiments sont disproportionnées, les installations sont gourmandes en consommation énergetique.

Elles gangrènent le paysage, ne sont pas toujours propices aux économies locales. Et leur éloignement est un véritable problème pour les employés des supermarchés et commerces, à cause des transports mais aussi à cause des difficultés que rencontrent ceux qui aimeraient pouvoir tous les midis déjeuner correctement et pas cher.

Le manque de transports en commun les pousse à avoir une voiture, et donc à contribuer à augmenter la pollution, tout en diminuant fortement leur pouvoir d’achat, et le Mac Do ou Pizza Hut tous les jours peuvent les conduire à l’obésité et aux pathologies diverses (cholestérol ou triglycérides élevés…).

L’imperméabilisation des sols en raison de grandes surfaces bitumées que ces mastodontes entraînent, représente une réelle menace écologique sur l’environnement : cela augmente le ruissellement des eaux de pluie et provoque des inondations.

Par exemple, l’agglomération d’Angers multiplie les “zones d’aménagement”. Elle a notamment lancé, à l’est de son territoire, un programme d’urbanisation de 75 hectares d’un seul tenant et un programme de zone industrielle de 115 hectares “dédié au transport, à l’industrie et à la logistique”. Ce qui signifie que 190 hectares de terre agricole ou de bois vont disparaître, à partir de 2008, sous le béton et les zones pavillonnaires et industrielles.

Les exemples de cette urbanisation destructrice sont nombreux :

En 2006, la préfecture de l’Eure a autorisé la création d’une station service en pleine zone rurale, sur une terre agricole, à La Madeleine-de-Nonancourt, à 12 km de la zone urbaine de Dreux.

Aujourd’hui, les maires gèrent leur en fonction de leurs intérêts et de ceux des aménageurs fonciers promoteurs et investisseurs de locaux commerciaux qui font rentrer un maximum de taxes dans les caisses des communes.

“Là où des documents d’ réglementaire sont adoptés on a l’impression qu’ils ne contribuent qu’à l’accroissement des prix du des terrains à bâtir et de celui des terres agricoles”, éclaire l’adef.

Ils permettent également aux maires des petites communes, qui bradent leur aux promoteurs qui cherchent à bâtir un imposant centre commercial, de percevoir les taxes foncières et professionnelles très élevées. Et espèrent également créer des emplois garantis, qui ne disparaîtront jamais, pour les personnels peu qualifiés de leur commune. image

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2 commentaires to “Urbanisme : l’implantation anarchique de zones industrielles et commerciales (3/4)”

  1. Frédéric G a dit:

    L’uniformisation par le bas du paysage pré-urbain (2/2)

  2. adnstep a dit:

    ” leur éloignement est un véritable problème pour les employés des surpermarchés et commerces,” : et, de plus en plus, pour les clients. Les personnes agées trouvent ces vastes espaces commerciaux trop grands, trop bruyants, pas adaptés à leurs conditions de vies, trop éloignés pour des personnes qui ont des difficultés à se déplacer, ou n’en ont plus envie. D’où une relative baisse des rendements, par rapport à des surfaces moyennes plus proches des lieux d’habitation.

    “Ils permettent également aux maires des petites communes…de percevoir les taxes foncières et professionnelles très élevées. Et espèrent également créer des emplois garantis, qui ne disparaîtront jamais, pour les personnels peu qualifiés de leur commune.”. Oui; Généralement, ça se passe en plusieurs épisodes. D’abord un petit supermarché veut s’implanter. Les commerçants du village sont contre. Le maire, qui ne peut aller contre ses électeurs, limite la surface au maximum (en dessous d’une certaine surface, je crois qu’il ne peut s’y opposer).
    Ensuite, les taxes professionnelles commencent à tomber, et les commerçants du centre du village se rendent compte que non seulement il ne perdent pas de clients, mais que la supérette leur amène une nouvelle clientèle. Plus rien ne s’oppose à l(agrandissement de la supérette.
    C’est à ce moment là que la communauté de communes bloque le permis de construire : en effet, les autres maires des communes où il y a des supérettes, et les gérants de ces supérettes font tout pour éviter un nouveau concurrent.
    Un à deux ans après, tous les recours tombent, et la supérette peut s’agrandir.

    Après, c’est affaire d’équilibre.

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