“L’enseigne Ricq et Doby, qui possède trois agences dans le Lot et une autre dans le Périgord, appréhende les effets d’une crise durable. “Ceux qui avaient choisi d’investir dans la région, d’aménager des structures touristiques, sont pris à la gorge. Ils n’arrivent plus à vendre, ni ici, ni en Angleterre où ils ont conservé un bien », explique le directeur. Le sud-ouest n’est donc plus l’Eldorado vert.”
Source : La Dépêche, Immobilier: «C’est la catastrophe» ; image
Ajouté mi -janvier 2010 : “C’est loin d’être un phénomène nouveau. Voilà six mois qu’on dit “méfiance”, y compris aux artisans dont le job dépend largement du niveau des transactions immobilières. L’activité de nos agences a chuté de 50 %, et la clientèle britannique accuse à elle seule une baisse de 60 à 70 %”, explique Christian Doby.
«Et en plus, l’hiver c’est dur» Il n’y a pas que les raisons économiques. Beaucoup d’Anglais éprouvent aussi le mal du pays. Tel David Weston, marié, vivant en France depuis dix ans. “Nous sommes retraités et habitons dans le Lot. Si nous vendons notre maison, c’est pour acheter quelque chose de plus petit dans le Nord pour raisons familiales, car nous avons de la famille en Angleterre et en Belgique. Nous voulons nous approcher d’eux.
Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi le poids de l’isolement parce que, franchement, il n’y a rien à faire en hiver dans le Lot. Je voudrais habiter près d’un grand centre et spécialement pendant l’hiver. Ici c’est plein d’activité en été, mais l’hiver c’est mort.
De plus en hiver, c’est plus froid ici que dans le sud de l’Angleterre d’où nous venons. On est très loin de Toulouse, de Bordeaux ou de Paris et beaucoup d’Anglais installés ici disent la même chose. Nous avons découvert le Lot parce que ma belle-sœur habitait le village de Payrac et après plusieurs visites nous avons acheté ici. »
Gers : situation plus contrastée - Situation contrastée dans le Gers. Des notaires notent une baisse qui n’augure rien de bon, des agents immobiliers parlent “d’un réel tassement” de l’activité. Mais à Mauvezin, Marie-Claire Lemaire (Lomagne Gascogne Immobilier) ne dramatise pas : “Les Anglais arrivent moins en masse qu’en 2002-2004, mais ce marché n’est pas tari”. Paul et Jane, par exemple, souhaitent vendre leur bien (estimé à 350.000 €) parce qu’à 75 % de ce prix, ils ont vu “un truc super en Andalousie”. Ce couple Gallois sera peut-être « victime » de la crise si les retraités antibois, intéressés par ce “sweet home” armagnacais, ne parviennent pas à vendre leur maison azuréenne. “Beaucoup d’étrangers au Gers qui “en pincent” pour le bonheur dans le pré, “prospectent” à Noël puis au début du printemps. En fonction de ce qui se passera alors, on aura une vue plus fine des probables dégâts à venir pour notre secteur d’activité”, conclut un agent.